08 février 2008
Boulet

Le plus difficile quand on a pour idéal une certaine idée de la liberté et bien d’arriver à se débarrasser de tous les boulets que la vie a accrochés à nos chaînes.
Je crois que le plus important est de regarder toujours devant, de faire autant que possible ses propres choix tranquillement, sereinement mais avec volonté.
Vaincre la peur de l’inconnu est sûrement la chose la plus difficile pour progresser sur cette voie, mais par expérience je sais que ce premier pas est le plus enrichissant et surtout il rend plus facile le suivant.
Osez.
06 février 2008
Curiosité
Un nouveau regard pour l’album dont vous trouverez le lien dans la colonne de droite.
C’est un détail d’un tableau d'Heinrich Campenonk qui est exposé au Musée d’Art Moderne de Bruxelles.

Un regard bleu comme la profondeur de la mer ou l’immensité du ciel, un regard curieux.
Je me reconnais dans ce regard et dans cette curiosité insatiable, c’est l’élément moteur de ma vie.
Je crois que cela explique mon coté décalé de nomade solitaire, ça va bien avec l’idée que je me fais de la liberté.
Pour accompagner ces propos : un « Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable » de Hubert -Felix Thiéfaine qui pour moi est le fils artistique de Léo Férré avec des textes engagés, des textes que l’on prend en pleine figure, des textes dont la vérité cruelle fait mal , des textes dont la maîtresse est la musique Rock
04 février 2008
Cheval
Bizarre ce cheval chinois, mais je l’aime bien.
Je ne suis pas très branché sur l’astrologie quelle soit chinoise ou
pas. C’est cependant assez amusant et adaptable à peu
près à tout, chacun y trouve un peu son compte.
J'ai toujours été très méfiant devant l’étendue et l’infinie variété de tous ces trucs et machins destinés à nous rassurer et surtout à nous faire croire que nous ne
sommes pas maîtres de notre destin.
Je les range dans la même boite que les religions qui veulent régir
notre vie.
Je ne suis et ne veux pas être le bon petit soldat au service d’un
système de pouvoir bien matériel et humain.

On égorge des animaux,
on bat le tambour,
on danse autour d’un feu,
on lance les dés ou des ossements,
on lit dans le marc de café, dans les lignes de la main,
on tire des cartes,
on consulte les planètes, les constellations en oubliant que c’est nous qui les avons baptisées,
on s’amuse avec les chiffres et encore plus fort
on considère que notre date de naissance qui nous fait par exemple chien ou lion, c’est selon, va avoir une incidence sur notre comportement futur, influencé par un machin-chose lié au calendrier et surtout ne me demandez pas lequel parce que il y en plein de différents.
J’en oublie sûrement.
Je trouve cela vraiment amusant pour les cartésiens que nous sommes sensés être.
Mais à chacun ses croyances, dieu reconnaîtra les siens.
Californication by the Red Hot Chili Peppers
02 février 2008
Hypocrisie et sagesse
Certaines personnes on des listes bien remplies des choses que devraient faire les autres.
Et moi je ne supporte pas qu’on me le dise.
Je ne parle pas ici de l’amitié, mais des relations sociales.
Je hais le socialement correct (le politiquement correct aussi), c’est à dire les relations hypocrites basées sur le paraître .
Ce qui l’intéresse c’est l’être, ce qu’il y a dans le cœur des gens, derrière le masque.

By François Benveniste
J’ai beaucoup de mal à faire semblant et plus je vieillis plus cela m’est insupportable.
Il y a très longtemps que l’avis des autres, à part celui de mes amis, m’est complètement indifférent.
C’est vrai que j’ai un lourd passé de provocateur qui remonte à l’ adolescence voire à l'enfance, et que j’ai toujours tendance à en rajouter quand je sens que mon attitude ou mes propos sont décalés par rapport à leur environnement.
Quoique je commence à préférer rompre qu’affronter.
Est-ce cela la sagesse ?
31 janvier 2008
Mysteriosa
Mystérieux regard pour l’album (colonne de droite) peint par le peintre belge Jean Delville.
"Parfois le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche et la tempête, et la tempête change son rythme elle aussi. C’est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l’aube. Pourquoi ? Parce que cette tempête n’est pas un phénomène venu d’ailleurs, sans aucun lien avec toi. Elle est toi-même et rien d’autre. Elle vient de l’intérieur de toi. Alors, la seule chose que tu puisses faire, c’est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d’empêcher le sable d’y entrer et la traverser pas à pas. Au cœur de cette tempête, il n’y a pas de soleil, il n’y a pas de lune, pas de repères dans l’espace ; par moments, même le temps n’existe plus. Il n’y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer."
Haruki Murakami : Kafka sur le rivage
Broken par Jack Johson mon dernier coup de cœur musical
Colonne de droite 2 vidéos de ce chanteur, la première en concert avec à l’accompagnement Ben Harper.
29 janvier 2008
C'est où le début?
Dans le genre, je pense donc je me pose des questions intéressantes, (si si), il en est une qui m’a toujours accompagnée, c’est celle du début.
Le grand début, le notre à tel point que je finis par me demander s’il existe vraiment.
Dit simplement c’est le choix de la primauté entre l’œuf et la poule ( et éventuellement du coq)

Dit un peu plus intelligemment avec un air suffisant :
« comme l’a dit Hegel : Ce qui commence est déjà, et pourtant tout aussi bien il n’est pas encore ».
Rassurez vous je ne vais m’embarquer dans les subtilités des théories d’Hegel, Deleuze ou autre Derrida.
En ce qui concerne le passage du rien à quelque chose, j’en suis resté à l’œuf.
On fait chacun selon ses moyens.
Mais même ramenée à cette réflexion poulaillère je n’ai toujours pas de réponse.
"ll est terrible le petit bruit de l'œuf dur cassé sur un comptoir d'étain il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim."
Jacques Prévert
Pour accompagner ces reflexions hautement philosophique un peu de musique avec une groupe Pop anglais des années 60 que tout le monde a oublié à tel point que l'on se demande s'il a vraiment existé.
The Zombie : Time of saison
Puisque vous avez suivi jusqu'au bout, vous avez droit à une vidéo dans la colonne de droite avec une reprise d'un grand classique summertime.
23 janvier 2008
Partage des eaux

Ligne de partage des eaux, drôle d’expression qui signifie qu’il est des endroits ou la goutte d’eau à le choix de la direction pour s’écouler.
Par exemple une goutte qui arrive dans l’Est de la France peut aller rejoindre ses sœurs dans la mer du Nord par le Rhin ou aller se faire dorer en Méditerranée en empruntant le Doubs, la Saône et le Rhône.
Intéressant non ?
On peut donc légitimement se poser des tas de questions, par exemple la goutte a-t-elle vraiment le choix ?
Parce que il faut bien qu’elle aille dans un sens et pas dans l’autre...
Etc,etc…
On va me répondre qu’une goutte, une chose ne peut choisir, c’est un point de vue, le mien c’est que son choix est peut être influencé par des phénomènes extérieurs.
En réalité c’est le genre de problème dont je me contrefiche, sauf que cette ligne de partage existe aussi pour l’homme (ou la femme).
Vivre c’est faire des choix, quelques soient les circonstances c'est à nous de décider, mais sommes nous vraiment libre de nos propres choix ?
"Evidemment, nous devons prendre le monde tel qu'il est, car s'il n'est pas en notre pouvoir de le changer à notre gré, nous pouvons y vivre en le regardant sous un angle différent, en changeant d'attitude envers lui."
Swâmi Râmdâs
Tous les matins le soleil se lève et efface la nuit pour un nouveau jour.
Les Moody Blues : The House of the Rinsing Sun.
21 janvier 2008
Loetitia Pillault
Une femme en rouge pour aller faire la coquette avec ses amies de l’album dont vous trouverez le lien dans la colonne de droite.

C’est un tableau de Loetitia Pillault, que j’ai découverte en cliquant sur un lien chez l’ami Dourvac’h, et je vous invite à en faire autant.
La galerie ‘Petits Formats’ est de celle dont on ne sort plus quand on a pris la peine d’y entrer.
Cela se passe ici
19 janvier 2008
Screaming : Cri du drogué
Le cri du drogué, le cri de Philip K Dick dans son roman « Substance mort », considéré par certains critiques comme son livre le plus abouti.
C’est pour moi le bouquin qui décrit le mieux l’univers des toxicos.
« Je voulais coucher sur le papier le souvenir des gens que j'y avais connus. J'ai écrit ce livre pour conserver ce souvenir et pour dénoncer la drogue, car je l'avais vue tuer tant de gens. » P. K . Dirk.

Il va aller hurler sa souffrance avec les autres dans l’album ‘Cri’ dont le lien se trouve dans la colonne de droite.
Un morceau de Janis Joplin « Leaving on a Plane Jet »dont la voix a beaucoup marqué la fin des années 60 et qui est morte après une vie(courte) de succès et de souffrance le 4 octobre 1970 Los Angeles. Elle avait 27 ans, et elle a succombé à une overdose d’héroïne et de morphine.
17 janvier 2008
Regard de famille
Un drôle de regard, qui sera également dans Photorama, celui du fils du peintre belge, Albert Crommelynck photographié dans la boutique du Musée de Bruxelles.
Je trouve d’ailleurs que les trois personnages du tableau ont tous un regard particulier, vous les trouverez dans l’album dont le lien se trouve dans la colonne de droite.
J'ai depuis fais les soldes à la boutique du musée et j'y ai trouvé une brochure en hommage à ce peintre avec de magnifiques portraits qui ont tous comme point commun d'être d'une tristesse infinie.

Ce regard, ces regards je les imagine à coté d’une rivière bordée de pins, bercés par la voix extraordinairement mélodieuse de Joan Baez (River in the pines).
