11 avril 2008
Les occasions perdues
Nous perdons sans cesse des choses qui nous sont précieuses (…) des possibilités, des sentiments qu’on ne pourra pas retrouver. Mais à l’intérieur de notre esprit (…) il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes les occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages comme dans une bibliothèque. (…)
Il faut balayer cette pièce, l’aérer, changer l’eau des fleurs. En d’autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.
Haruki Murakami « Kafka sur le rivage » 
Fleur a tete denfant by Odilon Redon
J’aime bien cette idée elle me fait rêver en sachant que nous ne sommes pas obligé de prendre un livre souvenir pour le lire.
Mais il est là, pas forcement classé, mais là.
Nous avons le choix et c’est bien ça le plus important.
Un autre morceau du Bashung : Je t'ai manqué
03 avril 2008
Questions
"Moi, depuis tout petit, j’aime les questions et les chemins qui mènent à leurs réponses. Parfois d’ailleurs, je finis par ne connaître que le chemin, mais ce n’est pas si grave : j’ai déjà avancé."
Philippe Claudel : le rapport Brodeck

Photo NarB
Dis autrement, la curiosité qui nous mène sur le chemin de la diversité vers la multiplicité des autres est un mode de vie, le mien.
C’est un mode nomade.
Pour moi il est le complément indispensable à la solitude.
Un peu de musique comme d'habitude avec un extrait du dernier CD de Bashung pour vous donner envie de l’acheter.
16 mars 2008
Ostende
Une image d’Ostende une ville très Belge, conviviale où tout le monde parle à tout le monde.
-Mais c’est en Flandres ? ? ?
-Et alors, le sourire sans préjugé est un passeport universel.
Petite ville très (trop sans doute) touristique mais fort sympathique si on se donne la peine de sortir des sentiers battus.
La mer est dans la ville, la gare donne directement sur le port et le quai d’embarquement ferroviaire jouxte celui des gros paquebot.
C’est assez fun.
Comme d’hab un peu de musique avec une chanson de Bashung assez ancienne et surtout une vidéo d’Arno, l'Ostendais en concert, dans un état bien avancé, complètement décalé, qui nous interprète de façon magnifique, avec ses tripes et son hypersensibilité la chanson de Léo Ferré « Comme à Ostende » (dans la colonne de droite).
« J'suis parti vers ma destinée
Mais voilà qu'une odeur de bière
De frites et de moules marinières
M'attire dans un estaminet
Là y avait des types qui buvaient
Des rigolos des tout rougeauds
Qui s'esclaffaient, qui parlaient haut
Et la bière on vous la servait
Même avant qu'on en redemande»
Vous l’avez compris, j’adore Arno, pour ce qu’il est et pour ce qu’il dit.
Avec ses mots à lui, sans intellectualisme pontifiant il a le mérite avec un langage compréhensible par tous de dire l’essentiel.
Pour le fun 2 trois minutes d’un interview de lui le ‘flamand francophone’ sur la situation politique ici.
12 mars 2008
Le regard vide
Un regard vide dans ce visage d'une tristesse infinie, pour l'album dans la colonne de droite.
On n'est pas forcement obligé d'être gai tous les jours.

09 mars 2008
Supplique à Monsieur le contrôleur du temps
Monsieur,
Permettez-moi de vous faire remarquer que beaucoup de jeunes fleurs fragiles viennent d’éclore sur notre planète et enchantent notre quotidien urbain.
Le vent en forme tempête et la pluie fine et froide sont peut être un peu rudes pour leur frêle constitution et l’ensemble des anciens est d’accord avec moi pour dire qu’un rayon de soleil même timide serait de nature à les conforter.
Aussi, je vous saurai gré de bien vouloir assumer votre responsabilité de créateur et de faire en sorte qu’un minimum de considération leur soit accordée.
Veuillez….
PS : Un peu de musique pour accompagner ma requête : "Somme nous" par Alain Bashung
12 février 2008
De tout et de rien
D’abord une image parce que je la trouve jolie, que j’aime beaucoup les personnages avec leurs grands yeux et que surtout le masque me rappelle celui qui était dans une niche devant moi dans le restaurant Thaï ou j’ai passé un excellent moment avec une amie il n’y a pas longtemps.
by *Enzia Farrel
Ensuite une citation qui est dans l’air du temps, enfin dans le mien et celui de quelques unes de mes amies avec qui nous conversons sur ce thème::
« Un voyageur de mille lieux commence toujours par un premier pas » Lao Tseu
Bien sûr je partage complètement ce point de vue. Je le partage tellement que suis devenu un peu nomade.
Et puis comme toujours de la musique avec une chanteuse que j’adore et dont je vous avez déjà parlé : Asa
08 février 2008
Boulet

Le plus difficile quand on a pour idéal une certaine idée de la liberté et bien d’arriver à se débarrasser de tous les boulets que la vie a accrochés à nos chaînes.
Je crois que le plus important est de regarder toujours devant, de faire autant que possible ses propres choix tranquillement, sereinement mais avec volonté.
Vaincre la peur de l’inconnu est sûrement la chose la plus difficile pour progresser sur cette voie, mais par expérience je sais que ce premier pas est le plus enrichissant et surtout il rend plus facile le suivant.
Osez.
04 février 2008
Cheval
Bizarre ce cheval chinois, mais je l’aime bien.
Je ne suis pas très branché sur l’astrologie quelle soit chinoise ou
pas. C’est cependant assez amusant et adaptable à peu
près à tout, chacun y trouve un peu son compte.
J'ai toujours été très méfiant devant l’étendue et l’infinie variété de tous ces trucs et machins destinés à nous rassurer et surtout à nous faire croire que nous ne
sommes pas maîtres de notre destin.
Je les range dans la même boite que les religions qui veulent régir
notre vie.
Je ne suis et ne veux pas être le bon petit soldat au service d’un
système de pouvoir bien matériel et humain.

On égorge des animaux,
on bat le tambour,
on danse autour d’un feu,
on lance les dés ou des ossements,
on lit dans le marc de café, dans les lignes de la main,
on tire des cartes,
on consulte les planètes, les constellations en oubliant que c’est nous qui les avons baptisées,
on s’amuse avec les chiffres et encore plus fort
on considère que notre date de naissance qui nous fait par exemple chien ou lion, c’est selon, va avoir une incidence sur notre comportement futur, influencé par un machin-chose lié au calendrier et surtout ne me demandez pas lequel parce que il y en plein de différents.
J’en oublie sûrement.
Je trouve cela vraiment amusant pour les cartésiens que nous sommes sensés être.
Mais à chacun ses croyances, dieu reconnaîtra les siens.
Californication by the Red Hot Chili Peppers
02 février 2008
Hypocrisie et sagesse
Certaines personnes on des listes bien remplies des choses que devraient faire les autres.
Et moi je ne supporte pas qu’on me le dise.
Je ne parle pas ici de l’amitié, mais des relations sociales.
Je hais le socialement correct (le politiquement correct aussi), c’est à dire les relations hypocrites basées sur le paraître .
Ce qui l’intéresse c’est l’être, ce qu’il y a dans le cœur des gens, derrière le masque.

By François Benveniste
J’ai beaucoup de mal à faire semblant et plus je vieillis plus cela m’est insupportable.
Il y a très longtemps que l’avis des autres, à part celui de mes amis, m’est complètement indifférent.
C’est vrai que j’ai un lourd passé de provocateur qui remonte à l’ adolescence voire à l'enfance, et que j’ai toujours tendance à en rajouter quand je sens que mon attitude ou mes propos sont décalés par rapport à leur environnement.
Quoique je commence à préférer rompre qu’affronter.
Est-ce cela la sagesse ?
29 janvier 2008
C'est où le début?
Dans le genre, je pense donc je me pose des questions intéressantes, (si si), il en est une qui m’a toujours accompagnée, c’est celle du début.
Le grand début, le notre à tel point que je finis par me demander s’il existe vraiment.
Dit simplement c’est le choix de la primauté entre l’œuf et la poule ( et éventuellement du coq)

Dit un peu plus intelligemment avec un air suffisant :
« comme l’a dit Hegel : Ce qui commence est déjà, et pourtant tout aussi bien il n’est pas encore ».
Rassurez vous je ne vais m’embarquer dans les subtilités des théories d’Hegel, Deleuze ou autre Derrida.
En ce qui concerne le passage du rien à quelque chose, j’en suis resté à l’œuf.
On fait chacun selon ses moyens.
Mais même ramenée à cette réflexion poulaillère je n’ai toujours pas de réponse.
"ll est terrible le petit bruit de l'œuf dur cassé sur un comptoir d'étain il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim."
Jacques Prévert
Pour accompagner ces reflexions hautement philosophique un peu de musique avec une groupe Pop anglais des années 60 que tout le monde a oublié à tel point que l'on se demande s'il a vraiment existé.
The Zombie : Time of saison
Puisque vous avez suivi jusqu'au bout, vous avez droit à une vidéo dans la colonne de droite avec une reprise d'un grand classique summertime.

